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Jérôme Dufay

Ajouté le 9 févr. 2018

Journaliste honoraire d'origine normande, écrivain, artiste peintre autodidacte. Membre de l'Ecole d'Art de Beauvais (Oise - France)
Initié à la peinture dès l'enfance par un instituteur passionné par les impressionnistes.
Eveillé aux arts picturaux par la proximité de Georges Braque qui demeurait à Varengeville-sur-Mer, village du Pays-de-Caux, proche du sien. Il eut la chance de croiser plusieurs fois le maître du cubisme, principalement lors de l'inauguration et bénédiction du vitrail "L'arbre de Jessé" à l'église paroissiale de Varengeville.
Plusieurs de ses oeuvres ont reçu le "Label grand art pour le Climat", pour être mises en vente lors de soirées de gala organisées par l'Alliance Internationale pour le Climat, au palais de l'UNESCO, à Paris.
Il compte parmi les fondateurs et animateur du mouvement de plasticien(ne)s Ozart, qui se définit comme le véritable Fonds d'Art Contemporain Populaire, en contradiction avec les Fonds Régionaux d'Art Contemporain. Voir le site www.ozartpic.org
Jérôme Dufay expose régulièrement à Paris, en Normandie et Picardie où il réside.

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Le Pen : tel père, telle fille. A l'extrême-droite toute !!!

Ajouté le 3 avr. 2017

Il me tarde de glisser mon bulletin de vote dans l’urne pour l’élection du nouveau Président de la République. Qui me connait sait que le seul bulletin que je n’utiliserai pas sera celui de Marine Le Pen.

Son père m’avait fait procès, il y a 32 ans pour avoir écrit dans le journal qui m’employait : « Ses propos sont en permanence une provocation au racisme et à l’antisémitisme ».  Me faisant citer devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour diffamation, il me réclamait à l’époque 100 000 F (près de 16 000 euros) en dommage et intérêt.

Débouté et condamné aux dépens en première instance, interjetant appel, il avait de nouveau échoué à me faire condamner. Les magistrats avaient considéré que toutes les preuves de mes écrits avaient été apportées. La Cour de Cassation me donna également raison et valida l'arrêt d'appel..

Le discours de sa fille est de la même veine que celui de son père.

J’entendais ce week-end Marine s’adresser aux Bretons, et dénoncer l’agression commise par un migrant, comme au siècle précédant on montrait les Juifs du doigt, les jetait en pâture à la vindicte populaire, pour justifier leur déportation et leur extermination. Selon ses dires, la délinquance aurait explosé dans notre pays à cause de l’arrivée massive de ces migrants.

Devant le public rural – elle a cité les vols dans des exploitations agricoles - elle dressait ainsi la population contre les réfugiés.  Elle justifiait, sur fond de peur – si elle devait être élue – sa volonté de cadenasserr les frontières et rejeter du pays ceux qui, confrontés au drame de la guerre, de l’extrême misère et à leur propre survie, viennent en France, terre d’asile et de paix.

Revoilà donc le vieux discours dénonçant "l’étranger" . Revoilà, en Bretagne, l’incitation au rejet de tout ce qui ne ressemble pas à de prétendus authentiques bretons. Elle parlait ce week-end comme son père lorsque, dans les années 1980, il décrivait une France envahie par des maghrébins, pour faire peur et créer des réflexes de rejet de la part de ceux qui l’écoutent.

Marine et Jean-Marie Le Pen : tel père, tel fille.

Je ne crois pas en un Dieu du ciel. Mais je connais en profondeur les évangiles.

Imaginons Marine Le Pen vivant à la même époque que Jésus : elle aurait été en-tête de ceux qui hurlaient à sa mort et réclamaient qu’il soit crucifié. Dans un pays soumis à la loi de séparation entre les tribus d’Israël et les non-juifs, Jésus se désaltéra ostensiblement au puits d’une étrangère (la Samaritaine), signifiant ainsi que Juifs ou étrangers, tous les hommes (et femmes) se valaient de la même façon. « Tous sont appelés au salut éternel », annonçait-il.

« Dites aux Nations (c’est-à-dire tous les humains, quel qu’ils soient) que nous sommes tous frères », proclamait-il encore à ses disciples. Voilà pourquoi il fut mis à mort. Pour avoir prêché l’universalité de son humanisme, que l'on soit circoncis ou non.

Ce week-end, Marine Le Pen n’a pas manqué de mettre tous nos problèmes quotidiens sur le dos de l’Europe. Selon elle, l’agriculture ne serait que champs de ruines. Le chômage dû à l’excès d’immigrés. La vie difficile à gagner à cause de l’euro…

Mais elle a oublié de dire que l’Europe s’était construite sur un continent dévasté, par deux fois au XXè siècle, par un nationalisme exacerbé, le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme porteurs de politiques abjectes et criminellse.Voilà 70 ans que, grâce à l’Europe et à ses valeurs partagées, la France n’est plus en guerre contre ses voisins.

Il y a un siècle seulement, de 1914 à 1918, notre pays était à feu et à sang. Toutes les familles virent leurs hommes monter au front dans un conflit mondial qui laissa plus de 20 millions de morts derrière lui. Nombreuses furent celles qui ne virent pas revenir père et fils...

Détruire l’Europe comme le veut Marine Le Pen - qui a encore signé ce week-end son appartenance à une extrême-droite très virulente – c’est revenir au passé d’un continent de souffrance, de larmes et sang. Qui peut voter pour ça ?

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Salon de Bertangles (80) - 25 mai au 5 juin 2017

Ajouté le 31 mars 2017

Les temps d'une exposition printanière, le château de Bertangles (proche d'Amiens) sera le lieu de rendez-vous des amateurs d'art. Invités d'honneur : Hamid Ouarraoui, plasticien et Jean Pierre Deguillemenot, créateur Verrier Plasticien​. J'y exposerai ce tableau de 90 X 180 - une "première" pour cette création sortie de ma palette en ce mois de mars 2017.

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Week-end des arts de Ferrières (80) -- 22 et 23 avril 2017

Ajouté le 31 mars 2017

Exposition collective regroupant plusieurs dizaines d'artiste (peintres, sculpteurs) à la salle des fêtes d'un village comptant de nombreux passionnés d'art.

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Moins de députés = moins de démocratie, n'est-ce pas E. Macron ?

Ajouté le 16 mars 2017

C'est une autre promesse d'Emmanuel Macron - possible futur président de la République d'ici à un mois bientôt : réduire le nombre de circonscriptions électorales et le nombre de députés.
L'anti-parlementarisme étant dans l'air du temps, ce discours plait à l'électorat. Et M. Macron veut continuer à plaire pour se faire élire.
Parmi les arguments employés, il y a l'exemple souvent donné des Etats-Unis qui, au Congrès de Washington, disposent de 345 députés et 100 sénateurs pour une population de 324 millions d'habitants.
Les détracteurs du parlement à la française pointent le nombre de nos parlementaires : 577 députés et 345 sénateurs pour 67 millions d'habitants.
Je le dis tout net à ces détracteurs - en premier lieu François Bayrou, patron du MoDem, et soutient maintenant E. Macron et se trouve en situation de l'influencer pour capter les voix centristes : ces comparaisons sont fausses, mensongères.

Les institutions démocratiques aux USA ne sont pas comparables à celles de la France. On le voit pour l'élection du président américain : malgré une position majoritaire en voix sur l'ensemble du pays (plus de 2 millons de voix sur son rival), Hillary Clinton a été battue par Donald Trump. En France, une seule voix de différence aurait suffi pour désigner le nouveau locataire de l'Elysée.

Aux USA, la démocratie est à deux niveaux : fédéral (pour la totalité des Etats de l'Union), et Etat par Etat (exemple : la loi sur la peine de mort s'applique dans certains Etats et pas dans d'autres). Chaque Etat dispose de son propropre parlement, avec deux chambres distinctes : députés et sénateurs. Avec un moyenne de 80 députés par Etat, et 50 Etats membres de l'Union, cela fait 5.000 députés en tout.
C'est aussi ces chiffres : au USA, 1 député pour 80.000 habitants. En France : un député pour 110.000 habitants.
Conclusion : comparativement aux Etats-Unis, les Français sont sous-représentés là où les lois sont écrites et votées.

Le "projet Macron", sur ce point est une fausse idée. Les futurs députés d'une France redécoupées (charcutée ?) à l'avantage du futur président Macron seront sur des circonscriptions plus étendues. Les électeurs ne sont donc pas proches de  voir "son" propre député, ou d'obtenir de lui le moindre rendez-vous à cause d'agendas surchargés et de journées qui ne feront jamais plus de  24 heures.
Passer de 110.000 électeurs par circonscription à 150.000 ne facilitera pas leur tâche.
Cette "réforme Macron" c'est le plus mauvais service rendu à la démocratie qui risque de se préparer.

Jérôme Dufay, plasticien
 

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Abbeville (Somme) - 22 avril au 4 mai 2017. Office de Tourisme - Invitée : Patricia Langlet

Ajouté le 13 mars 2017

Exposition ayant pour titre "Bleu Sarcelle", du nom de cet oiseau des zones humides de la proche Baie de Somme.
Plus d'une centaine d'oeuvres présentées par Jérôme Dufay, avec pour invitée : Patricia Langlet.
Vernissage : le samedi 29 avril, tout l'après-midi,

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Bertreville - Saint-Ouen, 27 et 28 août 2016

Ajouté le 13 mars 2017

40 oeuvres exposées sur le thème de la mer, des littoraux, des marins et des bateaux.
Exposition organisée dans le cadre de journées découvertes du patrimoine architectural des Pays Dieppois et Terroir de Caux (région de Bacqueville-en-Caux).

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PARIS-NORMANDIE (23/08/2016)

Jérôme Dufay expose à Bertreville-Saint-Ouen

Dans le cadre de l’animation « À la découverte des églises de nos villages », organisée par le Pays d’accueil touristique et les offices de tourisme du Pays dieppois Terroir de Caux, le public pourra découvrir dimanche 28 août prochain l’église Saint-Michel de Bertreville-Saint-Ouen. Le bâtiment, qui date de l’an 948, a été légèrement remanié au XVIe siècle et possède une magnifique chapelle funéraire en marbre blanc du XIXe siècle située à l’extérieur.
Une exposition de peinture se tiendra également en l’église. Présentée sur le thème des littoraux, elle est réalisée par le peintre Jérôme Dufay. Néo-impressionniste, l’artiste a passé sa jeunesse dans le pays de Caux. « Mes modèles en peinture sont Eugène Boudin, Monet, Van Gogh, Georges Braque, confie l’artiste. Tous m’ont transmis la volonté et la passion de peindre. »
Une balade accompagnée de 4,5 km est, par ailleurs, organisée au départ du village en direction de l’église voisine d’Omonville. Après la visite guidée des deux églises, un goûter, offert aux randonneurs, réunira les participants à la salle des fêtes de Bertreville-Saint-Ouen. « L’objectif est de faire découvrir les trésors cachés des églises de nos villages, indique Denis Fauvel, président de Terroir de Caux, et de mêler patrimoine, nature et terroir. »

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Salon d'automne des Amis des Arts de la Somme 2016

Ajouté le 13 mars 2017

Salon regroupant une soixantaine d'artistes, peintres, graveurs, sculpteurs, à la cité de l'artisanat d'Amiens Métropole (Longueau - Boves), novembre 2016.
Exposition de trois pastels et une acrylique sur toile sur le thème des barques des Hortillons (maraîchers) d'Amiens.

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Culture et démocratie locale : le danger du "projet Macron"

Ajouté le 26 août 2016

"Je n'ôterai pas un euro au budget de la Cuture", annonce Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la République. L'homme pourrait bien être le futur hôte de l'Elysée. Ses paroles n'en ont que plus de poids.

Je voudrais bien le croire, mais j'ai, sur ce domaine particulier, bien des difficultés à le suivre.

Voici aussi que le candidat annonce son intention de "supprimer la taxe d'habitation". Entendons par là qu'il veut supprimer aux élus territoriaux toute autonomie budgétaire, puisque cette ressource sera remplacée par une dotation de l'Etat.

Cela signifiera qu'une fois la taxe d'habitation supprimée, l'Etat décidera à la place des élus communaux ce qu'il financera, et ce qu'il ne financera plus.

S'il est un secteur très sensible dans le budget des communes, c'est la culture. Grâce aux collectivités locales, le monde de l'art et de la création trouve un vaste champ d'expression. Théâtre vivant, danse, arts plastiques, musique, etc. ont leurs écoles dans toutes les villes et de nombreux bourgs d'importance moyenne.

L'action culturelle des communes, c'est encore l'entretien et la sauvegarde du patrimoine local, l'entretien des églises et monuments, le financement de musées locaux, l'organisation de spectacles, concerts et festivals, le soutien aux associations.

En devenant totalement soumis aux dotations de Bercy et aux enveloppes gérées par les préfets, les élus locaux n'auront plus aucun horizon financier car le bugdet de l'Etat est voté pour un an seulement, et nul ne sait de quoi sera faite l'année suivante. Actuellement, les dotations de l'Etat baissent d'année en année...

Les maires et conseillers municipaux ne pourront donc plus s'engager auprès du vaste mouvement associatif et culturel comme ils le font actuellement. Il suffira d'un resserement budgétaire de l'Etat à l'adresse des communes pour que tous les projets locaux s'effondrent. En premier lieu - car c'est toujours ainsi - des coupes claires dans les projets culturels, pour ne s'en tenir qu'aux fonctions ordinaires : chauffer les écoles, réparer les trottoirs, payer le personnel, la police municipale et la vidéo surveillance. Point barre.

Imaginons encore l'extrême-droite, ou un régime rétrograde et autoritaire aux gouvernes du pays : C'en sera fini définitivement des politiques culturelles locales et régionales car l'Etat pourra couper à sa guise les vivres des troupes et des créateurs locaux et régionaux en privant les communes des budgets nécessaires aux projets culturels, quels qu'ils soient.

Emmanuel Macron, l'homme de la modernité, aura alors consciensieusement  pavé une route sur lequel FN pourra s'engager sans porter la moindre des responsbilités d'une politique culturelle locale réduite à des tirs de feux d'artifice et une fête de la bière.

C'est mon point de désaccord majeur avec E. Macron - pour lequel je voterai s'il est face à l'extrême-droite de Marine Le Pen qui présente d'autres dangers pour la démocratie, la cohésion économique et sociale du pays et de l'Europe.

Emanuel Macron n'est pas encore président... pas encore... il a encore temps de se reprendre et de réviser ses promesses qui n'ont pas d'autre objet que d'attirer à lui le vote des classe moyennes, les plus assujeties à la taxe d'habitation. Cela porte un nom : démagogie.

Merci à qui pourra porter mon point de vue jusqu'à lui.

Jérôme Dufay, plasticien

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Créé avec Artmajeur